Accueil / Blog / Comment assurer l’hygiène d’un spa privatif et de son eau

Comment assurer l’hygiène d’un spa privatif et de son eau

· Sarah Lapoche

Eau chaude, peu d’eau et bulles : un terrain favorable aux microbes, en clair, ils s’y développent plus facilement.

L’hygiène d’un spa privatif se joue avant d’entrer et entre deux bains. Voici comment garder une eau saine.

Hygiène d’un spa privatif : les gestes avant la baignade

Préparer les baigneurs

Une douche savonnée avant d’entrer dans le spa, c’est le geste le plus simple et le plus utile. Elle retire la sueur, les crèmes, les huiles et une partie des matières organiques qui consomment le désinfectant. Résultat : l’eau reste plus facile à traiter.

Avant de vous baigner, vérifiez ces points
Une liste à parcourir avant chaque séance dans votre spa privatif

Elle retire la sueur, les crèmes et les huiles qui consomment le désinfectant.

Ils chargent l’eau en résidus et la rendent plus difficile à traiter.

Une douche ne suffit pas toujours à empêcher les microbes de passer dans l’eau.

Visez au moins 3 mg/l de chlore ou 4 mg/l de brome, avec un pH entre 7,0 et 7,8.

Une eau trouble ou une filtration arrêtée demande une vidange avant le bain.

Avant de vous baigner, pensez à ces quelques points :

  1. Enfilez un maillot propre, réservé à la baignade.
  2. Retirez bijoux, pansements et accessoires susceptibles de se détacher.
  3. Évitez les produits cosmétiques juste avant le bain : ils chargent l’eau en résidus.
Lire aussi :  Quels aliments riches en purine privilégier ou éviter ?

Vous avez une diarrhée, une infection cutanée ou une plaie ouverte ? Reportez la baignade. Une douche ne suffit pas toujours à empêcher les microbes de passer dans l’eau.

Précautions pendant le bain

Respectez la capacité maximale indiquée par l’établissement ou le fabricant. Un petit volume d’eau accueille vite une forte charge de matières organiques. C’est encore plus vrai quand plusieurs personnes profitent des bulles en même temps.

Limitez la séance à environ 15 minutes, surtout si l’eau est très chaude. La chaleur continue d’augmenter la charge sur l’organisme.

L’Anses recommande une température de référence de 32 à 33 °C. Elle fixe une limite supérieure impérative de 36 °C pour les bains à remous. Les enfants de moins de 10 ans devraient aussi en être écartés, à cause de la profondeur des bassins.

Pendant le bain, ne buvez pas l’eau et évitez les éclaboussures vers le visage. Sortez du bassin en cas de vertiges, de nausées, de gêne respiratoire ou de fatigue inhabituelle. Les bulles transforment l’eau en fines gouttelettes faciles à inhaler.

Les enfants, les jeunes adultes, les personnes âgées et celles dont les défenses immunitaires sont affaiblies doivent être plus prudents. Le risque augmente si l’eau est mal désinfectée ou si les filtres sont encrassés.

Eau chaude et bulles : les risques infectieux des spas

Contamination et transmission

De l’eau bouillonnante jaillit des buses d’un bain à remous.
La chaleur et le circuit des buses rendent un entretien régulier indispensable pour limiter les risques microbiens.

Un spa réunit plusieurs facteurs favorables aux microbes. L’eau y est peu abondante et chaude, les baigneurs se succèdent vite, et le bullage pousse l’eau dans un circuit fait de buses et de coudes. Ces conditions favorisent les biofilms : des couches invisibles qui s’accrochent aux parois des canalisations.

Lire aussi :  Comment éliminer durablement vos amas graisseux au ventre

La contamination passe par plusieurs voies :

  • L’inhalation des microgouttelettes produites par les jets. C’est la principale voie de transmission possible de la légionellose liée aux spas.
  • Le contact avec la peau, notamment avec l’eau, les parois, les sièges et les sols humides. Il peut transmettre des champignons ou certaines bactéries.

Infections et personnes exposées

Après une séance, surveillez une irritation qui dure, des boutons, une douleur à l’oreille, une toux, de la fièvre ou des troubles digestifs. Ces signes demandent un avis médical, surtout si le spa semblait mal entretenu.

Entretien du spa : contrôler l’eau, les filtres et les surfaces

Suivre la qualité de l’eau

Le pH et le désinfectant doivent être contrôlés régulièrement, car ils agissent ensemble. Si le pH est trop élevé, le chlore perd en efficacité. S’il est trop bas, il abîme les équipements et irrite la peau des baigneurs.

Pour un spa traité au chlore, le repère pratique retenu par les recommandations sanitaires est le suivant :

  • Désinfectant : au moins 3 mg/l de chlore, c’est le seuil à viser pour garder l’eau saine.
  • pH : compris entre 7,0 et 7,8, une plage où le chlore reste efficace.
  • Brome : au moins 4 mg/l si votre spa fonctionne avec ce désinfectant.

Vérifiez toujours la notice du produit utilisé.

Testez l’eau deux fois par jour quand le spa fonctionne, et plus souvent après une forte fréquentation. Les bandelettes donnent une indication rapide. Un kit à réactif DPD mesure le chlore avec plus de précision.

Dans les installations collectives françaises, le personnel contrôle le désinfectant, le pH, la transparence et la température au moins deux fois par jour. En cas de doute, demandez à voir le règlement d’hygiène ou les consignes de l’établissement.

La filtration et la circulation doivent tourner selon les indications du fabricant, même quand le spa n’est pas utilisé. Une eau arrêtée stagne dans les conduites et le traitement agit moins bien.

Nettoyer le spa

Une personne portant des gants bleus nettoie l’intérieur d’un spa avec une éponge, tandis qu’un vaporisateur et un chiffon sont posés à côté.
Après la vidange, un rinçage soigneux évite que des résidus de nettoyage ne contaminent l’eau neuve.

Après une vidange, nettoyez et désinfectez toutes les parties accessibles du spa. Rincez bien : il ne faut pas remettre de résidus de produit dans l’eau neuve.

Lire aussi :  Jus de grenade et cancer : quels sont les réels bienfaits ?

Pour limiter les biofilms, un spa très utilisé doit être nettoyé en profondeur au moins une fois par semaine, bassin et canalisations compris. C’est contraignant, mais les bulles brassent justement les zones où l’eau stagne.

En cas de selles dans l’eau, de perte de transparence, de panne de filtration ou de doute sur un agent pathogène, fermez le spa. Vidangez-le, puis nettoyez toutes les parties accessibles avant de le remplir.

La vidange des spas collectifs dépend du volume du bassin

Règles applicables aux spas collectifs

Un spa collectif d’au moins 10 m³ doit être vidangé complètement au moins deux fois par an ; en dessous de 10 m³, au moins deux fois par mois.
La vidange complète minimale passe de deux fois par an à deux fois par mois sous le seuil de 10 m³.

En France, un bain à remous d’usage collectif d’au moins 10 m³ doit être vidangé complètement au moins deux fois par an. En dessous de 10 m³, la vidange complète doit avoir lieu au moins deux fois par mois.

Chaque vidange complète doit s’accompagner d’un nettoyage et d’une désinfection du bassin. Pour un spa collectif, il faut aussi apporter au moins 30 litres d’eau neuve par baigneur et par jour d’ouverture.

Déterminer les règles applicables

Un spa installé dans un institut, un hôtel ou un centre de bien-être peut relever de l’usage collectif, selon le public accueilli. Le volume du bassin fixe la fréquence minimale de vidange, mais une fréquentation importante ou une dégradation rapide de l’eau peut imposer de vidanger plus souvent.

Deux critères orientent aussi la règle à suivre. Le public accueilli compte : un spa ouvert à une clientèle ou à un groupe défini n’est pas traité comme un équipement familial.

La fréquentation réelle compte aussi. Si l’eau se dégrade vite ou si les utilisateurs se succèdent rapidement, il faut vidanger plus souvent.

Un spa propre tient surtout à des gestes simples et réguliers : tester l’eau au moins deux fois par jour lorsqu’il fonctionne, et ne jamais couper la filtration, même quand personne ne se baigne. Si l’eau perd sa transparence ou si la filtration tombe en panne, fermez le spa, vidangez-le et nettoyez-le avant de le remplir à nouveau.

← Tous les articles